Le Temps du Costume
s’est donné comme principes fondamentaux :
- enrichir son répertoire ;
en conservant grâce et légèreté, éléments spécifiques des Danses de Caractère.
Les danses populaires ou danses de bal
Nommées aussi danses d’ensemble ou de figures, elles se pratiquaient dans les bals du 19ème siècle (la polka, la mazurka, la scottish, le quadrille, le rigaudon …). Elles s’exécutent en couple leur chorégraphie a souvent été adaptée par les Maîtres de Danse pour les spectacles.

Les danses rituelles
Leur symbolisme, un peu oublié de nos jours, évoque par exemple la lutte entre l’été et l’hiver dans Le Ballet des Olivettes .
Leurs chorégraphies transcrites par des Maîtres de Danse sont interprétées par les groupes folkloriques (La Danse Sacrée de la Souche).
D’autres, comme La Danse des Jardinières, sont très populaires et très répandues en Provence ; il en est de même pour des danses très anciennes représentant un rite agraire ou un métier d’autrefois ( Les Cordelles , Les Fileuses…).
Les cordelles

Les danses de caractère
Appelées aussi danses militaires (ou danses de pas), elles étaient enseignées par les Maîtres de Danse de l’Armée de retour au pays. Ils ont stylisé les danses existantes pour mettre en valeur leur virtuosité et celle de leurs élèves. Ces danses nécessitent un apprentissage de pas techniques, proches de ceux de la danse classique (jeté, piqué, entrechat, brisé…). Les chorégraphies, basées sur des enchaînements, sont inscrites dans le répertoire de la plupart des groupes folkloriques (Pas Grec, Matelote …).
La farandole
Souvent interdite à la Révolution, la farandole, enseignée par les Maîtres de Danse, redeviendra populaire en 1876, avec les concours de farandoles, d’abord dans le Gard puis dans toute la Provence, sous des formes techniques ou plus simples. Consacrée en Arles en 1909, par le Félibrige, elle prendra le nom de «farandole provençale». A partir de cette date, la tenue blanche avec la taillole sera exigée lors des concours. Peu à peu, l’accompagnement musical au tambourin et au galoubet s’est imposé.

Création
Les danseurs les plus expérimentés ne se sont jamais contentés d’être seulement de simples « danseurs-interprètes » du répertoire de leurs aînés qui avaient su déjà intégrer aux danses du peuple, les pas savants des Danses de Caractère. A chaque époque, ils ont construit de nouvelles chorégraphies, véritables Danses de Caractère :
- Les Grelots, chorégraphie créée en 1960 par les Maîtres de Danse des « Joyeux Mineurs » de La Grand Combe et le Ballet National Populaire, s’inspirant des pas de danse exécutés dans les Sociétés des Farandoles Gardoises.
- La Chinoise, inscrite au répertoire de Fernand BOUSQUET, Maître de Danse.
A partir d’un enchaînement de pas techniques, retrouvé dans les carnets de leçons des Maîtres de Danse, les danseurs du Temps du Costume créent, en 2007, «Le Pas d’Eté», transposition d’un pas de deux de danse classique.
Maîtres de Danse
Aujourd’hui encore, les jeunes danseurs qui désirent obtenir le diplôme de Prévôt ou le diplôme de Maître de Danse, doivent au cours d’un Assaut de Danse (examen), exécuter avec aisance un enchaînement de pas techniques (imposés et libres) qui sera évalué par un jury composé généralement de sept Maîtres de Danse.
Folklore du jeune âge
Les enfants commencent par l’apprentissage de rondes et jeux dansés, chantés en langue provençale.
Les danseurs du groupe Le Temps Du Costume interprètent des danses du répertoire traditionnel et créent de nouvelles chorégraphies en puisant dans le vocabulaire gestuel transmis.
La danse est par nature évolutive...
(Voir vidéos page Albums)
Bibliographie :
• GUILLARD Yves. « Farandoles et danses de caractères dans le Gard » (Tome 1 : le bassin minier d’Alès - Tome 2 : Aramon). Editions ARES, recherche ethnologique en Sarthe.
• MOURGUES Marcelle. « Les danses de Provence, symbolisme et technique des danses typiques de Provence». Jeanne Laffite, MARSEILLE, 1983.
